Le site naturel et protégé des Terres Rouges

Situé au Nord-Ouest de la commune, il a une surface totale d’environ 66 ha. Les Terres Rouges représentent un grand intérêt floristique et une grande richesse faunistique. Le site est actuellement représenté par une diversité de milieux qui se succèdent de l’estran jusqu’à l’intérieur des terres.

Pourquoi les Terres Rouges ?

Les falaises de Gohaud composées de roches litées et plissées, argentées à rouges, sont issues de la déformation d’un matériel géologique de près de 600 millions d’années. Les minéraux aisément identifiables sont le quartz en yeux étirés dans le litage de la roche, les feldspaths et micas donnant la coloration argentée. Sur les falaises, la dune est par endroit rouge, les sables contiennent en effet des feldspaths roses à rouges (du pliocène) donnant son nom au site : Les Terres Rouges.

La commune de St Michel-Chef-Chef a entrepris depuis 25 ans environ une opération de reconquête et de réhabilitation du site des Terres Rouges en partenariat avec le Conservatoire du Littoral et le département de Loire-Atlantique. L’aménagement, la protection et la mise en valeur des espaces naturels sensibles avec l’approbation de la loi Littoral en 1986, a permis au Conservatoire du Littoral d’acquérir depuis 1990 près de 14 hectares. Des projets d’aménagements combinant l’accueil du public et la protection du milieu sont en cours de réféction. L’entretien courant du site (fauche, implantation de ganivelles) incombe au départment de Loire-Atlantique conformément au plan de gestion en vigueur. La commune de St Michel-Chef-Chef assure les petites interventions de première urgence et la propreté du site. Une convention d'application de gestion lie la commune, le département et le Conservatoire du Littoral depuis 2007.

En raison des conditions écologiques particulières et de la diversité des milieux, Les Terres Rouges présentent un grand intérêt floristique. En effet, les plantes qui y vivent sont bien adaptées non seulement au climat littoral (embruns, déssication…) mais aussi à leurs substrats très pauvres, secs, salés et mobiles.

Au total, 80 espèces ont été recensées, certaines sont protégées à différents niveaux : L’Oeillet des dunes (Dianthus gallicus), plante incluse dans la liste nationale des espèces protégées sur l’ensemble du territoire par l’arrêté du 31 août 1995. Le Silène de Porto (Silene portensis) est protégé en Bretagne, Pays de Loire et Poitou Charente. Le Panicaut de mer (Eryngium maritimum) fait l’objet d’un arrêté préfectoral départemental en date du 13 mai 1992.